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Publié le 30 septembre 2026

Concession funéraire : qui doit entretenir la tombe ?

Qui doit entretenir une concession funéraire, ce que recouvre l’entretien d’une tombe et dans quels cas la commune peut reprendre une concession abandonnée.

Sépulture entièrement nettoyée, fleurs et croix remises en place, cimetière d'Avèze

L’entretien d’une tombe revient au titulaire de la concession funéraire, puis à ses héritiers ou ayants droit. La commune, elle, entretient les allées et les parties communes du cimetière, pas les sépultures. Lorsqu’une concession n’est plus entretenue pendant de longues années, la mairie peut, sous conditions, la constater en état d’abandon et la reprendre.

Cette procédure est encadrée par l’article L2223-17 du Code général des collectivités territoriales, consultable sur Légifrance. Voici ce qu’il faut savoir pour préserver la sépulture de vos proches, même lorsque vous habitez loin. Cet article donne une information générale : pour une situation précise, la mairie de la commune reste votre interlocuteur.

La concession funéraire en quelques mots

Une concession funéraire est un emplacement dans un cimetière, pour une tombe ou un caveau, dont la commune accorde l’usage à une personne ou à une famille. Le terrain reste propriété de la commune : la famille dispose d’un droit d’usage, précisé dans un document appelé acte de concession.

Selon les communes, plusieurs durées peuvent être proposées : concession temporaire, trentenaire, cinquantenaire ou perpétuelle. L’acte de concession indique la durée choisie, le titulaire et les personnes qui peuvent y être inhumées. C’est un document à conserver précieusement, car il est souvent demandé pour les démarches auprès de la mairie.

Qui doit entretenir la tombe ?

L’entretien de la sépulture incombe au titulaire de la concession. Après son décès, cette charge passe à ses héritiers ou ayants droit. En pratique, c’est souvent un membre de la famille qui s’en occupe pour tous, mais la responsabilité reste partagée entre les ayants droit.

La commune ne prend pas en charge l’entretien des tombes. Son rôle porte sur les allées, les espaces communs, la sécurité et le respect du règlement du cimetière, que chaque famille doit également respecter.

Ce que recouvre l’entretien d’une tombe

Entretenir une sépulture ne demande pas de travaux importants. Il s’agit de garder le monument propre et décent : retirer les fleurs fanées, les feuilles et les mauvaises herbes, nettoyer la pierre et les plaques, et vérifier que rien ne se dégrade. Nos conseils pour nettoyer une tombe selon son matériau détaillent les bons gestes et les produits à éviter.

L’entretien concerne aussi la solidité du monument. Une stèle qui penche, une dalle fissurée ou des joints qui se défont peuvent devenir dangereux et accélérer la dégradation. Dans ce cas, une rénovation du monument funéraire permet de remettre la sépulture en bon état avant que les dégâts ne s’étendent. Lorsque ce sont les inscriptions qui s’effacent, le rechampissage des lettres gravées leur rend leur lisibilité.

Monument funéraire en ciment après nettoyage complet, fleurs remises en place, cimetière de Châteauneuf-les-Bains
Une sépulture en ciment remise en état par Memoria Services, à Châteauneuf-les-Bains.

La reprise d’une concession abandonnée

La loi permet à une commune de reprendre une concession qui a cessé d’être entretenue, mais la procédure est longue et très encadrée. Elle ne peut concerner qu’une concession existant depuis plus de trente ans, et ne peut être engagée que si la dernière inhumation remonte à plus de dix ans.

Le constat d’abandon

Le maire, ou son délégué, constate l’état d’abandon par un procès-verbal établi sur place. Ce constat est porté à la connaissance du public et des familles connues, qui sont invitées à remettre la sépulture en bon état d’entretien.

La décision de reprise

Si, un an après cette publicité, la concession est toujours en état d’abandon, le maire peut saisir le conseil municipal, qui décide si la reprise est prononcée ou non. En cas de reprise, la commune récupère l’emplacement. Tant que la sépulture est remise en état et entretenue, la procédure n’a pas lieu d’aller à son terme.

Préserver une tombe quand on habite loin

Beaucoup de familles s’inquiètent de ne plus pouvoir entretenir la tombe d’un proche à cause de la distance, de l’âge ou de la santé. Quelques réflexes simples aident à préserver la sépulture : garder ses coordonnées à jour auprès de la mairie pour être prévenu, prêter attention aux avis affichés au cimetière, et prévoir un entretien régulier, même léger.

Cet entretien peut être confié à un professionnel. Dans le Puy-de-Dôme, Memoria Services propose des contrats d’entretien annuel, avec un ou plusieurs passages par an et une photo avant et après envoyée à la famille. Pour les sépultures en granit, un abonnement de 3 passages par an est proposé à 210 €, soit 70 € le passage, dans un rayon de 30 km.

En résumé

L’entretien d’une tombe revient au titulaire de la concession funéraire, puis à ses héritiers. La commune peut reprendre une concession abandonnée, mais seulement après trente ans d’existence, dix ans sans inhumation, un constat officiel et un délai d’un an. Un entretien régulier, assuré par la famille ou confié à un professionnel, suffit à préserver la sépulture de vos proches.

Questions fréquentes

Qui est responsable de l’entretien d’une concession funéraire ?

L’entretien d’une concession funéraire revient à son titulaire, puis à ses héritiers ou ayants droit après son décès. La commune entretient seulement les allées et les parties communes du cimetière, pas les tombes elles-mêmes.

Au bout de combien de temps une commune peut-elle reprendre une tombe ?

Une commune ne peut reprendre une concession pour abandon que si elle existe depuis plus de trente ans et que la dernière inhumation date de plus de dix ans. Après un procès-verbal de constat d’abandon rendu public, le conseil municipal peut décider la reprise si la tombe est toujours abandonnée un an plus tard, selon l’article L2223-17 du Code général des collectivités territoriales.

Comment savoir si une concession est jugée abandonnée ?

Le constat d’abandon est porté à la connaissance du public et des familles connues. Chaque mairie tient la liste des concessions dont l’abandon a été constaté, et une inscription à l’entrée du cimetière indique où la consulter. Garder ses coordonnées à jour auprès de la mairie permet d’être prévenu.

Peut-on confier l’entretien d’une concession à un professionnel ?

Oui. L’entretien d’une tombe peut être confié à une entreprise spécialisée. Dans le Puy-de-Dôme, Memoria Services propose des contrats d’entretien annuel avec photos avant et après, dont un abonnement pour les sépultures en granit à 210 € les 3 passages par an, dans un rayon de 30 km. Le devis est gratuit.

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